catherine d’amours
recherche doctorale NAD-UQAC


source : Escobar, Fry, Glanville, Nocek, Tunstall, van Amstel




Le tournant ontologique 

«Le design cesse [...] d'être défini par les objets qu'il produit, et commence à l'être par les manières d'être qu'il façonne.»
(catherine d’amours, 2026)  












Le tournant ontologique amène le design à être pensé par la manière dont il nous relie, aux autres, aux lieux, aux histoires, au vivant. C'est dans cet espace qu’existe la recherche-territoire.













source : Akama (avec Watsuji et Willis), Guttorm




Devenir-avec 

«Concevoir n'est [...] ni neutre ni extérieur, c'est agir dans une situation qui nous façonne pendant que nous la façonnons.»
(catherine d’amours, 2026)













«Les définitions du design ne s'opposent pas en blocs, elles forment tout un gradient, du sujet qui résout des problèmes à celui qui se sait constitué par ses relations.»
(catherine d’amours, 2026)













Nommer et théoriser la recherche-territoire







La recherche-territoire.
Schéma par catherine d’amours, 2026.












Le territoire, coauteur.

Au cœur de ma recherche, je soutiens que le territoire n'est ni un contexte ni un terrain d'enquête, mais un coauteur. Pour le reconnaître sans l'anthropomorphiser, je m'appuie sur trois axes.

Premier axe, la perspective terrestre. Qu'est-ce qui fait du territoire un sujet ? Non pas de le promouvoir au rang de personne, mais de reconnaître que c'est la relation qui fait sujet, une alliance située plutôt qu'une identité (Gosselin et gé Bartoli, 2022). Une alliance que je tiens non par filiation, mais par un attachement qui oblige à la réciprocité (Burkhart, 2019).


source : Gosselin, gé Bartoli, 2023



Deuxième axe, la corporéité. Par quel corps j'en fais l'expérience ? Par un corps qui pense, un corps-territoire où la terre entre dans la chair, et un sentir-penser qui refuse de placer la pensée au-dessus de l'expérience sensible (Cabnal, 2015 ; El Kotni, 2022).


Troisième axe, les savoirs situés. À quel titre je peux le nommer agent ? Parce qu'une connaissance située exige que son objet soit tenu pour un agent à part entière, et non pour une ressource passive (Haraway, 1988). L'agentivité du territoire n'est donc pas une liberté que je m'accorde, elle est la condition même de l'objectivité située.




source : Tsing, Deger, Keleman Saxena, Zhou, 2026










Cette agentivité, je la rencontre comme ce qui échappe au contrôle, le féral de Tsing, et comme ce qui se décide dans la rencontre, l'intra-action de Schmitz.




source : Tsing, Deger, Keleman Saxena, Zhou, 2026









Sujet par la relation, éprouvé par le corps, reconnu comme agent par les savoirs situés, le territoire devient à ces trois conditions un coauteur.











La recherche-territoire.
Schéma par catherine d’amours, 2026.